Au conseil
municipal de Pont-Sainte-Marie, les débats les plus vifs
ont lieu entre la majorité de Pascal Landréat, le maire,
et son opposition de trois élus, fidèles de l'ancien
maire. La réunion du jeudi 18 septembre n'a pas failli à
la tradition. Assez logique, puisque Christine
Champeaux, absente lors du conseil municipal du 27 juin
s'était, comme l'on dit maintenant, fait publiquement «
tacler » par le maire Pascal Landréat pour avoir
confondu, selon lui, le statut de conseiller municipal
et celui de parent d'élève. Il avait par ailleurs raillé
une supposée ignorance de sa part alors qu'elle était
maire-adjoint, due sans doute à ses trop nombreux
mandats (notre édition du 1er juillet). Tout cela à
partir d'un crédit pédagogique refusé à la maternelle
Jean-Jaurès, puis finalement accordé…
Les vacances étant survenues entre-temps, la conseillère
municipale n'avait pas eu l'occasion de répliquer. Elle
l'a fait jeudi soir, dénonçant des « propos
diffamatoires ». « Au même titre que vous multipliez les
présidences, je suis élue au sein de différents
organismes. Chaque fois, j'y exerce mes fonctions
pleinement et en toute sincérité, et je défends ce que
je juge, avec mes collègues, être de l'intérêt général
».
Son co-listier était plus heureux dans son échange avec
André Boucherat, au sujet du tennis club pontois,
contraint à des investissements lourds. Le maire-adjoint
rappelait tout ce qui a déjà été fait pour ce club, y
compris les prestations en nature, mais se déclarait
prêt à regarder ce qu'il en était pour le prochain
budget.
Un jardin pour la pédagogie
La réunion du conseil a été en revanche l'occasion de
faire le point sur le lotissement du Parc Lebocey (dans
notre prochaine édition), et sur deux transactions qui
modifient la configuration de la commune. D'une part, la
cession pour le prix de 60 000 euros d'un terrain situé
à McArthurGlen actuellement occupé par un parking pour y
créer les entrées et sorties du McDrive en cours de
construction (Libé du 1er septembre). En revanche, la
ville a fait l'acquisition d'une parcelle de plus de 5
000 m2 pour un montant de 65 000 euros. Ce terrain,
propriété de M. Richarme, était exploité en pépinières
et horticulture. Son prix s'explique par le fait qu'il
comporte un chalet de 14 m2, un garage de 18 m2 et un
atelier. Cette acquisition se justifie par la nécessité
de protéger le champ de captage. Les jardins familiaux
qui pourront y voir le jour devront par conséquent être
cultivés en bio. La municipalité projette d'y créer un
jardin pédagogique et un conservatoire. les bâtiments
existants permettraient de faire un accueil pour les
scolaires et une formation « taille » pour les adultes.
Le maire espère pouvoir mobiliser des recettes. Enfin,
la convention de solidarité urbaine va être signée avec
la CAT (Communauté de l'agglomération troyenne), un
arbitrage étant intervenu. « Il s'agissait pour notre
ville d'obtenir un chiffrage plus proche de la réalité
de l'opération de démolition et de reconstruction du
Centre social Debussy », a précisé Pascal Landréat.