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La première signature du contrat est intervenue en décembre 2007. Mais c'est en 2009 que les concepteurs du lotissement du Parc Lebocey vont entrer dans le vif du sujet. Jeudi soir, devant l'ensemble du conseil municipal de Pont-Sainte-Marie, l'atelier d'architecture Frank Plays et Perspectives urbanisme aménagement ont présenté les lignes de force du projet.
Le lotissement s'étendra sur deux des quatorze hectares du parc proprement dit. Vingt-et-une maisons y seront construites sur des lots d'au moins 900 m2.
Le parti-pris est celui du développement durable. Derrière ce terme volontiers « tarte à la crème » se cachent du bois et du végétal. « Le bois est un élément intangible, du bois massif issu de forêts bien gérées », précise Frank Plays. C'était là une volonté du maire. Quant au reste, la plus grande liberté est laissée aux futurs acquéreurs. Franck Plays espère bien voir surgir des formes contemporaines…
Avec l'urbaniste Sandrine Klein, Frank Plays a parié sur le bioclimatique. Autrement dit, sur l'exploitation de ce que fournit la nature, ou le climat. Ainsi, l'implantation des maisons est-elle fonction de l'exposition la plus favorable : sud et ouest. Cela, associé à une bonne isolation, et à des toitures en terrasses végétales rime avec bioclimatique.

Un entretien avec chaque propriétaire

Mais la décision incombe aux futurs acquéreurs. À part la délimitation des parcelles, le plan présenté lors du conseil municipal n'est pas contractuel. « Ce nous proposons, ce sont des recommandations, précise Franck Plays. C'est un peu un code de bonne conduite ». Dont le respect du voisinage est le premier principe. Ensuite, c'est affaire de sensibilisation. « Nous, architectes, nous sommes trop souvent obligés de subir des règlements pour en imposer aux autres ». En revanche, le rôle de conseil fait partie de la mission qui a été confiée au cabinet. « Nous aurons un entretien avec chacun des propriétaires avant le dépôt du permis de construire. Quoi qu'il en soit des choix du propriétaire, le bois permettra d'harmoniser l'ensemble. Mais compte-tenu du projet, nous espérons qu'il s'agira de personnes sensibilisées ».

Les « places de midi »

Idéalement, les clôtures pourraient être d'osier tressé. « Il faut y faire attention au départ, mais cela donne une haie douce. Ce qu'il ne faudrait pas, ce sont des thuyas qui enferment les gens avec des clôtures de 2 mètres de haut ». Les parties réservées au stationnement pourraient être mi-végétales, mi-minérales. Un écran végétal de 7 mètres de haut protégera les habitations de la rue Fernand-Jaffiol.
Une idée importée de ces pays, tels les Etats-Unis ou le Canada où les clôtures n'existent pas, a été reprise -en partie- par les concepteurs. Ce sont les « places de midi ». Il s'agit en fait d'une sorte d'encoche au niveau du portail qui permet de laisser sa voiture à l'extérieur durant la pause de midi. « Même avec les bips, on s'aperçoit que beaucoup garent leurs voitures le long du trottoir quand ils estiment ne pas en avoir pour très longtemps. La plupart des lotissements récents sont dotés de ces places de midi ». Une amorce d'une ouverture plus grande de l'espace privé à l'espace public ?
Lors de sa séance, le conseil municipal a voté en faveur d'un prix d'achat de 55 euros le m2. Il a renoncé à l'option TVA. La vente des lots sera seulement assujettie aux frais d'enregistrement à 5,09 %. « Compte-tenu de la destination du bien et des efforts que nous demandons aux acquéreurs, nous voulons aider ceux qui jouent le jeu de l'écologie avec nous. En revanche, on n'a pas voulu donner le terrain. Il faut montrer qu'économiquement, c'est possible ».
Christine Champeau s'est abstenue. Jean-Simon Macheré a voté contre.

Auteur : Sylviane MOREAU