« La
volonté affichée du Département est de doter ses
collèges des équipements nécessaires pour que
l'enseignement soit dispensé de la meilleure façon
et que les enfants apprennent dans des conditions
optimums », a martelé Jacques Adnot, le président du
Conseil général de l'Aube, à l'occasion de la visite
du collège Eurêka à Pont-Sainte-Marie. Une visite
aux allures d'inauguration, l'établissement ayant
bénéficié en effet ces dernières années de
nombreuses campagnes de travaux de rénovation. La
dernière en date a d'ailleurs eu lieu cet été. Des
propos qui ont d'emblée suscité l'enthousiasme de
l'Inspecteur d'Académie, Serge Clément qui
reconnaissait avoir été « frappé par la qualité des
installations et des établissements gérés par le
Département ! ».
40 millions d'euros
Force est d'admettre qu'en la matière, le
Département ne lésine pas sur les moyens engagés
pour entretenir son « parc éducatif ». 40 millions
d'euros ont été investis dans le cadre de six
chantiers. « Nous avons entrepris des
restructurations profondes dans les collèges de
Beurnonveille, Marie-Curie et Pithou à Troyes,
Amadis Jamyn à Chaource, Charles Delauney à
Lusigny-sur-Barse et Bachelard à Bar-sur-Aube ».
Parallèlement, des travaux d'entretien ont également
été entrepris pour un budget d'1,8 million d'euros.
Un budget dont 555 000 euros ont été tout de même
consacrés aux opérations menées au collège Eurêka :
rénovation des façades en carrelage des bâtiments A
et B, aménagement de la salle multimédia, inaugurée
en 2004, aménagement d'un pôle vie scolaire au cœur
de l'établissement, rénovation du parking du
personnel, rénovation de la salle des professeurs,
du pôle technologique… Nul besoin d'une liste
exhaustive pour comprendre et mesurer l'attention du
conseil général à l'égard de l'établissement de
Pont-Saint-Marie, depuis 2005. La principale du
collège, Marie Grafteaux-Paillard en est d'ailleurs
parfaitement consciente. Dès son arrivée en 2004,
elle avait établi un diagnostic des lieux et fixé
des objectifs. « Il fallait impérativement améliorer
les conditions de travail des élèves puis des
personnels pour une meilleure efficacité des
services. De plus, il nous apparaissait urgent de
mieux réguler les comportements des élèves pour
pacifier la vie scolaire », devait-elle rappeler.
Un partenariat exemplaire
Encore fallait-il pour autant que le conseil général
l'entende aussi de cette oreille. À cet égard, la
responsable de l'établissement pontois a tenu à
mettre en exergue « la réactivité et l'efficacité »
du conseil général et de ses services notamment
celui du Patrimoine. « Cela s'est traduit par un
partenariat étroit qui a permis de bien faire
avancer le chantier dans l'intérêt de tous ». Un
sentiment partagé par le président Adnot, précisant
que « la qualité des collèges du département
dépendait de la capacité de collaboration avec les
établissements. Le résultat à Eurêka en est
l'illustration et il traduit aussi le bon usage de
l'argent public ».
Aujourd'hui en tout cas, comme le confirmait la
principale, « la dynamique éducative et pédagogique
de notre collège peut s'exprimer dans des locaux
plus rénovés, plus fonctionnels, mieux adaptés et
qui nous permettent d'être plus efficaces dans
l'intérêt de nos élèves ».
Pour autant, Marie Grafteaux-Paillard ne compte pas
s'arrêter en si bon chemin, car si l'essentiel
semble avoir été réalisé, « il reste encore quelques
dossiers en attente. Nous avons déjà commencé à
travailler avec les services du Département ».