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Les quartiers changent, l'objectif demeure. Une semaine après avoir investi le quartier de la Lisière, entre Bréviandes et Saint-Julien-les-Villas, Mon Logis a cette fois choisi de braquer ses projecteurs sur Pont-Sainte-Marie et notamment sur les « logements verticaux » du quartier Debussy. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, le bailleur social a poursuivi sa quête en faveur d'un meilleur tri en lien avec le Sdeda (le syndicat chargé de l'élimination des déchets), le service environnement de la CAT et les incontournables ambassadeurs du tri.
« L'idée de départ, c'est d'organiser une grande journée de fête consacrée à la propreté. Il s'agit d'un rendez-vous très symbolique qui doit malgré tout marquer les esprits », détaillait mercredi après-midi, Denis Lorandeau en lançant le coup d'envoi des animations. Cette fois encore, il y en a eu pour tous les goûts avec des jeux ludiques axés sur l'environnement et la gestion des déchets, quelques expos et surtout une grande opération « nettoyage de quartiers » à laquelle toutes les bonnes volontés étaient associées.
« Nous sommes partis d'un constat simple : à Pont-Sainte-Marie, le taux de refus des déchets recyclables était toujours assez important lors de la collecte. Nous nous sommes aperçus que les habitants de Debussy n'étaient pas assez sensibilisés à la problématique. » Loin de chercher à stigmatiser cette population réputée populaire, Mon Logis a plutôt cherché à comprendre cet apparent désintérêt pour le tri. « Des réunions ont été organisées avec les habitants, l'AJD (N.D.L.R., l'association Jeunesse et Détente), la Régie de quartier ou encore la mairie. Il s'agissait de dresser un état des lieux de départ sur la propreté du quartier et, à partir de ce postulat de chercher, ensemble, des solutions afin de mieux trier. »

Poubelles mieux rangées et création d'une aire de tri

Sans surprise, les idées ont rapidement fusé du côté de la population… « Nous nous sommes aperçus qu'il manquait des containers jaunes, qu'il existait un déficit d'information sur les produits recyclables et que les habitants pouvaient rencontrer des difficultés lorsqu'il fallait se déplacer jusqu'à la mairie pour retirer ses sacs de tri. »
Autant de petits détails aux conséquences désastreuses en matière de gestion environnementale mais qui viennent d'être résolus. « La signalétique sur le tri a été renforcée dans les locaux de propreté. Dès jeudi, des ambassadeurs du tri se rendront auprès des habitants pour répondre à leurs questions et remettre un mémo-tri. Nous avons également sensibilisé notre prestataire de service ISS, chargé du nettoyage et de la manipulation des containers. Il faut que les poubelles jaunes soient facilement accessibles. »
Loin de s'arrêter en aussi bon chemin, la municipalité projette, d'ici à quelques semaines, de construire une aire de tri aux abords des trois tours. Quant à la distribution des sacs jaunes, elle se fera sur le quartier… C'est sûr, maintenant il n'y a plus de raisons de snober le tri, quartier Debussy. Reste juste à la population de prendre le pli. Et là, Denis Lorandeau se montre plus que confiant : « Une fois qu'on a commencé à trier, on n'arrête plus. C'est trop culpabilisant. Il y a deux ans, nous avons mené ce type d'opération au Point-du- Jour. Là, c'est bien simple, personne ne triait. Aujourd'hui, le taux de refus des déchets recyclables ne dépasse pas les 20 %. C'est la moyenne nationale. »
 

Auteur : B. C.
 

 

 

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