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La ville de Pont-Sainte-Marie fait du développement durable l'un des axes forts de sa politique. Le Parc Lebocey, acheté en 2007, en est l'un de ses plus beaux atouts et le symbole de la préservation du cadre de vie.

Propriété de la ville depuis 2007, le parc Lebocey, du nom de Bernard Lebocey, grand patron troyen, qui a dirigé pendant presque trente ans la société la plus prestigieuse de l'Aube en matière de métiers circulaires pour la bonneterie, fait partie des rares poumons verts de l'agglomération troyenne. Autrefois, une imposante propriété bourgeoise se dressait sur le parc, plus que centenaire. Aujourd'hui, "Le Château" n'existe plus mais le parc ne manque pas d'intérêt et d'atouts. Les amoureux des promenades traversent les différentes zones qui forment le parc commes les parcelles boisées, la prairie, la mare. Ils rencontrent au hasard de leur balades toutes sortes d'espèces de fleurs, d'arbres, d'insectes, d'oiseaux ou de mammifères.

Le parc Lebocey en quelques chiffres et quelques mots

- 50 essences d'arbres différentes dont des variétés insolitques comme le févier d'Amérique à trois épines, le cyprès chauve ou le Pterocarya du Caucase

- 25 panneaux explicatifs sur un parcours de 1,5 km pour informer les visiteurs sur l'essence des arbres, leurs origines et utilisation

- 5 panneaux explicatifs qui racontent l'histoire du parc

- 1 arbre remarquable labellisé par l'association ARBRES : une cépée de tilleul

- Un parc classé refuge LPO

- Un parc classé refuge Chauve-souris

- Une gestion raisonnée des espaces avec des fauchages de prairies tardifs

- Des animations régulièrement organisées : repas champêtre, nuit de la chauve-souris, nuit de la chouette, semaine du développement durable...

 

La famille Lebocey a été l'une des grandes familles d'entrepreneurs bonnetiers troyens. Initialement, le parc faisait partie intégrante du domaine du Moulinet. En 1905, Bernard Lebocey s'en rend propriétaire et y construit sa demeure. Voici ce qu'en écrit Louis Morin, historien troyen : "une grande propriété bourgeoise appelée "Château du Moulinet", sise au Pont Hubert : une maison de maître comportant rez-de-chaussée, 1er étage et grenier ; et aussi une maison de concierges avec dépendances, avenues, contenant en totalité 6 hectares, 75 ares et 33 centiares."

En 1915, la propriété du Moulinet formait un ensemble d'environ 30 hectares d'un seul tenant traversé de canaux et de cours d'eau, de bassins alimentés par un château d'eau et de ponts, d'un parc d'agrément doté d'essences rares, bois, terres.

Après la fermeture de l'entreprise familiale en 1978, le parc est vendu à l'Etat qui en reste propriétaire jusqu'en 2007. Laissé à l'abandon, le château est régulièrement pillé et est totalement détruit dans un incendie. La ville décide donc d'acheter ce lieu en 2007.

Le parc est l'un des derniers marais tourveux alcalins de l'Aube. Un relevé floristique a été réalisé par le Conservatoire d'Espaces Naturels de Champagne-Ardenne et des habitats et des espèces végétales d'intérêt patrimonial ont été répertoriés. De nombreux insectes sont inscrits à l'Annexe II de la Directive Habitats.

Une cinquantaine d'essences d'arbres, autant d'espèces d'oiseaux et de mammifères, et quelque soixante dix plantes ont été recensées. De l'érable fleuve d'amour au noisetier de Byzance en passant par le pommier et le poirier sauvage, l'aulne glutineux ou le fusain du Japon, dont il n'exite que quelques pieds dans notre département, le parc possède une réelle richesse pour accueillir des oiseaux comme la grive musicienne, le pic épeiche, le rossignol, la tourterelle turque ou encore des mammifères comme les écureuils, les renards ou les ragondins.

 

Avant de racheter ce lieu, le constat était critique : château entièrement démoli suite à l'incendie de 1989, lavoir en ruine, bassins comblés par les terres et les herbes, murets en ruine recouverts de lierres, ponts endommagés, conséquences de la tempête de 1999 sur les arbres, cours d'eau non curetés... Il a fallu intervenir sur les élagages et les plantations, réaménager les sous bois et les chemins, mettre en place une signalétique, restaurer la grille de l'entrée, restaurer les ponts et les gardes-crops en ferronnerie, réhabiliter le château d'eau et reconstruire le lavoir à l'identique.

 

 

C'est en 2018 que l'association ARBRES a décerné le label "Arbre remarquable" à la ville pour la cépée de tilleul.

S'étirant sur 40 mètres de hauteur et caractérisée par plusieurs brins, la cépée de tilleul entre dans le prestigieux inventaire des 500 arbres remarquables de France répertoriés depuis 2000.

Sa durée de vie peut aller jusqu'à 1000 ans. Ses feuilles sont en forme de coeur oblique.

Les galles rouges présentes sur ses feuilles sont issues de larves d'acariens et n'affecte pas la vigueur de l'arbre.